Un peu d'histoire

Les premiers hommes qui ont occupé la région vivaient dans des abris et des grottes à proximité de Corcelles-près-Payerne et Vers-chez-Savary. Par la suite, ils installèrent leurs cases près des bonnes terres et des points d'eau, à distance respectable des marécages.

Dans le courant du IIIe siècle après J.-C., un riche citoyen gallo-romain d'Aventicum (Avenches), Publius Graccius Paternus, construisit une "villa" dans ces lieux. Ce fut le point de départ d'une bourgade qui deviendra Payerne au fil des années, en référence au nom de son fondateur.

Payerne s'ouvrit à la vie chrétienne à la fin du VIe siècle, lorsque l'évêque Marius de Lausanne consacra la première église dont les fondations subsistent encore sous le chœur de l'église paroissiale.

Les moines de Cluny arrivèrent à Payerne au Xe siècle. Ils entamèrent la construction d'un monastère qui deviendra l'Abbatiale, magnifique sanctuaire roman avec un clocher gothique.

Au XVIIIe siècle ont eu lieu les Révolutions Française et Vaudoise. Ce fut une période de sensible agitation pour Payerne qui, en 1798, fut la capitale de l'éphémère canton de Sarine et Broye avant d'être incorporée au canton de Fribourg, pour quatre ans et contre le gré de ses habitants.

En 1802, ce fut le retour définitif dans le canton de Vaud avec, comme premier syndic, le notaire Benjamin Jomini, père du célèbre général Antoine Henri Jomini (1779-1869).

D'après des gravures du XVIIIe siècle, la défense de la cité était assurée par neuf tours, trois fausses tours, trois portes et mille deux cent cinquante mètres de murs dont il reste encore des vestiges à l'heure actuelle.

Le XIXe siècle fut particulièrement néfaste pour la localité: faute d'entretien, certaines tours se sont écroulées et d'autres ont été transformées en maisons d'habitation. Des murs et des portes furent démolies.

Aujourd'hui, Payerne est une ville active, résolument ouverte à l'avenir. Ses bâtiments scolaires abritent les écoliers et les étudiants depuis les classes maternelles jusqu'au gymnase.